Cher Didier,

Un premier petit point financier a enfin été établi sur mes "Banquets du Faisan". L'occasion de t'écrire qu'il n'est pas question pour moi d'un engagement volontaire et gracieux. Si les banquets peuvent être quelquefois légers ou champêtres... il s'agit cependant pour l'ensemble d'une opération bâtie, et l'objectif est de donner une colonne solide à cet édifice itinérant. Des banquets, oui, mais de la charpente ! Soyons forains certes, et pour se faire du bien... bien, bien, bien, bien, bien.

Françoise Lebeau a donc transmis pour ma production, l'information simple que nous ne nous privions pas de rechercher des producteurs hors du Nord, et auprès de Scènes Nationales dans cette période prospective, quitte à en perdre une certaine exclusivité pour les événements 2004. Tu connais cette chanson là, j'ai le sentiment d'avoir plus de facilité à convaincre hors de mes "terroirs" familiers, alors... pourquoi se crever le cul.

Un Banquet compte au moins des techniciens, un régisseur, des cuisines, un décorateur, des intervenants auteurs-acteurs et peut-être un chef marmiton. C'est mon souhait, (j'oublie un D.J, nous en reparlerons). Je vois qu'il faut retirer souvent à ses ambitions premières - j'avais par exemple émis le souhait "Cafougnette à l'Opéra" qui n'est pas futuriste, bon, mais populaire. Je comprends qu'il n'ait pas été retenu, pas assez européen Cafougnette ! Cependant pour trois jours exceptionnels avec remodelage du spectacle, je persiste à penser que c'est une bonne idée.

D'autres idées fusées passent comme ça. Je compose une bande son pour les toilettes, à diffuser en tous points publics de Lille et autres. Faites de textes, histoires drôles et de citations diverses. "Puits d'onde". Mon souhait pour un espace concret sur les littératures orales (c'est aussi ça le Banquet) passe par un travail technique, une chambre d'écho, une complicité DJ aussi.

Pardon d'être bavard ou presqu'impatient.

Jacques Bonnaffé.

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